Obama et Ses « Antisèches »

C’est plat, c’est muet, ça disparaît à la demande…c’est?  Un téléprompteur ou plutôt c’était l’un des deux téléprompteurs jumeaux de Barack Obama jusqu’au début du mois d’avril. Placés de chaque côté de la salle, au milieu des journalistes, dans l’objectif des caméras, ces écrans de télé  faisaient défiler ses antisèches (textes et remarques écrites à l’avance)  jusqu’à ce que la Green room et tout Washington ne s’émeuvent de leur présence invasive. Alors d’un coup de baguette magique, le Service de presse les a fait disparaître et renaître au fond de l’East Room sous forme d’un écran unique face au Prez et hors du champ des caméras.

prompter480

Harry Truman n’en voulait pas, Eisenhower en était moins que fan, mais tous les Présidents américains ont utilisé le Teleprompteur  contre les trous de mémoire et pour produire les termes exacts décidés à l’avance, face au Troisième Pouvoir qui scrute et analyse chaque mot jusqu’au cauchemar.

Barack Obama est le premier a en faire  un usage aussi  vorace alors qu’il a marqué sa campagne de son aisance verbale impressionnante et de sa capacité à discourir au pied levé quel que soit le sujet. Depuis le 20 janvier, les deux écrans plats entre lesquels son regard faisait des allées et venues permanentes ont donné aux journalistes de la M.B. l’impression de ne pas être regardés dans les yeux et d’avoir devant eux un Prez au strabisme divergeant…

Comme la grogne prenait de l’ampleur, s’invitait aux shows télévisés et rebondissait sur des blogs moqueurs, la M.B. a décidé de revoir son dispositif.

L’objectif est toujours le même : permettre une précision sans faille. L’outil de communication s’est transformé en un Téléprompteur unique au fond de la salle, face à l’orateur et ne comportant que les notes indispensables. Pour les questions c’est nature et débrouille…

La correction utilisée permet au Président de donner aux journalistes l’impression qu’il les regarde au fond des yeux de face et que c’est ce regard que eux, les journalistes sont chargés de transmettre aux 10 millions d’Américains qui regardent leur écran télé. Et non pas, comme avant, où il donnait l’impression de regarder directement les Américains dans les yeux en laissant « tomber » les journalistes qui, eux, assistaient à la conférence de presse. Subtile, non? Les journalistes sont des oiseaux fragiles, vous savez.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s