Le Professeur en Chef

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Barack Obama a donné une conférence de presse, sa deuxième depuis son arrivée à la Maison Blanche.  Près d’une heure pendant laquelle les commentateurs ont trouvé que le brillant orateur avait fait place au professeur, autre rôle dans lequel excelle 44th.

Nouveauté: la liste des journalistes qui pourraient poser des questions lors de la conférence de presse avait été déterminée auparavant. Là encore, le nouveau président innove. Il a pris les questions des journalistes hors des grands média traditionnels. Ebony, un magazine pour un public Africain-Américain, Univision, une télévision mexicaine, Stars & Stripes, le journal des forces armées, ou encore le site Politico, ont fait partie des « élus ». 

La conférence de presse a porté pour l’essentiel sur l’économie et sur le budget. Seules deux questions portaient sur la politique étrangères et aucune sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan, alors que les guerres occupaient l’essentiel des rencontres entre les journalistes et George W. Bush.  Lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi il n’avait pas réagi plus tôt avec colère à l’annonce des bonus que s’étaient attribués les responsables d’A.I.G., le géant de l’assurance au bord de la faillite, Barack Obama a répondu d’une phrase qui a définit sa personnalité: « Il nous a fallu quelques jours parce que je préfère savoir de quoi je parle avant de m’exprimer. » 

Pour suivre cette conférence de presse, cliquez ici.

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2 réponses à “Le Professeur en Chef

  1. A quand une conférence en présence de Blogger ? Si les journalistes qui peuvent poser des questions sont déterminés à l’avance, les questions, elles, ne sont pas posées à l’avance… si ? Je trouve que c’est un très bon « exercice » car même si ses qualités oratoires et d’écriture sont indéniables, le fait qu’il use et parfois abuse des prompteurs diminue « l’effet ». Les conférences de presse sont, je pense, plus révélatrices pour ceux qui pensent que le 44th et son administration manquent de maitrise car traiteraient trop de sujets en même temps.

    • Jean-Sébastien Stehli

      Non, les questions ne sont pas du tout posées à l’avance. Tous les observateurs ont d’ailleurs noté que les questions, même de journaux plutôt dans le soft news d’ordinaire, comme Ebony, avaient été particulièrement percutantes et sans concession, le contraire de questions faites pour mettre en valeur Obama. Pour ce qui est des critiques d’Obama et de son administration: depuis l’administration Kennedy, il y a un demi siècle, on n’avait pas vu un tel assemblage de talents, à tous les niveaux. Même dans des postes auxquels les gens ne font pas attention. Par exemple, hier, Obama a choisi le doyen de la Yale Law School au poste de legal adviser auprès du Département d’Etat. Cet universitaire brillant, spécialiste des lois sur la sécurité nationale, a été un opposant à la politique de George Bush sur la détention de « ennemis combattants ». C’est un signal fort _ un autre _ des changements de direction de l’administration Obama. Si quelqu’un manquait de maîtrise, c’est George Bush, mais pas ce président, ni les membres de son cabinet. On aimerait que le président français (quel qu’il soit) fasse face à la presse au rythme de Barack Obama (deux conférence en 60 jours).

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