A.I.G. : Obama met les gants de boxe

Barack Obama place l’affaire A.I.G. sur le plan de la morale et prend son pays à témoin de l’avidité de ceux qui ont ruiné leur entreprise  et obligé le contribuable américain à les sauver, puis tenté un dernier racket.

On est sur un ring et celui qui mène aux points s’appelle Barack Obama. Mais le combat qui se termine peut-être, est singulier dans un pays où l’entreprise fait ce qu’elle veut et, dans le cas d’A.I.G.  des pieds de nez au Président. Après avoir « roulé »  son Secrétaire d’Etat,  Tim Geithner, pourtant fin connaisseur du système, dont le boulot est d’informer le président de toutes les combines, de les empêcher au nom de la loi  et de le protéger de leurs nuisances. Autrement dit,  le fusible n’a pas fait son boulot.

Bref rappel des faits: L’Etat en est à son troisième sauvetage d’A.I.G. et détient 80% des actions. Au pays du libéralisme total,dans une gouvernance bien comprise, l’actionnaire « majoritaire » aurait dû être tenu au courant des décisions du Comité des Rémunérations et des Bonuses, non?  Or c’est tout l’inverse qui s’est produit et Tim, le watchdog financier de la M.B.,  dépassé par les événements, s’est transformé en toutou terrorisé aux pieds de son maître, obligeant celui-ci à bondir sur la pelouse  de la Présidence face au micro et  montrer les dents, les vraies.

Et là, on a vu un Président dans lequel fulminait,de façon évidente, l’ancien travailleur social de Chicago et l’élu des contribuables américains modestes. Incrédule et outragé en leur nom,  il est venu dire  sa rage froide et sa détermination pour éradiquer cette arrogance de ceux qui n’ont pas encore compris que c’était FINI. Il l’a redit cette nuit en Californie et le Tonight show ce soir devrait lui permettre de parler les yeux dans les yeux aux Américains de sa conception de l’éthique et du fonctionnement sain de l’entreprise.

En laissant dériver A.I.G. vers le scandale moral, ses dirigeants ont sans doute procuré à Barack Obama le round décisif d’un combat qui le mettait en difficulté  toujours au nom de sa prétendue « inexpérience ».  Mais c’est le championnat qu’il faut gagner et empêcher les « voleurs » d’aller plus vite que le gendarme. Et là, Tim le watchdog, même soutenu vigoureusement par son maître, semble très anémié.

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