Le Président et les Cinq Pasteurs

Son prédécesseur était connu pour ses conversations avec Dieu, ses filles vont dans une école Quaker, mais Barack Obama n’est pas affilié à une Eglise. Trop occupé, sans doute. Ou bien encore échaudé de sa fréquentation avec le révérend Jeremiah A. Wright Jr., dont les propos incendiaires avaient failli faire dérailler la campagne du candidat démocrate. Mais 44th, dont les convictions religieuses sont profondes, ne néglige pas pour autant ses conversations avec le Seigneur. 

Depuis son arrivée à la Maison Blanche, Obama a fait appel aux conseils de cinq pasteurs pour des conversations portant sur la foi aussi bien que sur le rapport de la religion et de la politique. Alors que George W. Bush n’avait aucun scrupules à faire étalage de ses convictions religieuses ou de ses contacts avec son autre « père »,  la Maison Blanche est plus discrète et refuse de communiquer sur ces conversations privées.

Les cinq pasteurs, identifiés par le New York Times, représentent des sensibilités politiques diverses. Trois de ces pasteurs sont noirs — Otis Moss, une figure historique de la lutte pour les droits civiques, T.D. Jakes et Kirbyjon Caldwell, à la tête d’églises que l’on peut rattacher au mouvement des mega churches, un mouvement qui organise les églises comme des entreprises afin d’attirer à elles le plus grand nombre de fidèles. Ces deux derniers pasteurs ont parfois également été des conseillers spirituels de George W. Bush, mais aucun des cinq leaders spirituels ne fait partie des fondamentalistes religieux, proches du prédécesseur de Barack Obama.  Joel Hunter, l’un des pasteurs, a même été accusé par la droite religieuse de retourner sa veste lorsqu’il a demandé que soit pris en compte la question du réchauffement climatique. Enfin, le 5è, le révérend Jim Wallis, qui dirige le magazine et la fondation charitable Sojourners, est plutôt à gauche, sauf sur la question de l’avortement auquel il est opposé. Ce que tous partagent avec le président, c’est la conviction que la foi sert de base à la lutte contre l’inégalité et la justice sociale.  « Ce n’est peut-être pas le genre de type à avoir un autocollant qui dit « Klaxonnez si vous aimez Jesus » à l’arrière de sa voiture, » raconte le pasteur Caldwell au New York Times, « mais c’est le genre à mettre en pratique ce qu’il prêche. Il a besoin de rester en contact avec Dieu. » 

En cette période troublée, il en a certainement plus besoin que jamais.

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