Le samedi 21 mars, c’est Joe Biden, vice-président des Etats-Unis, qui sera “l’invité d’honneur” du fameux Gridiron Dinner. “Invité” c’est beaucoup dire tant sa présence dissimule mal la perte de face des organisateurs de ce Dîner qui a toujours reçu le Président l’année de son élection. Et qui s’est vu pour la première fois refuser la présence de Barack Obama qui préfère dîner ce soir là avec ses filles à Camp David. On a appris depuis qu’il participe au Tonight Show de NBC, ce jeudi 19 mars, et là aussi c’est une petite révolution, car jamais un président n’est allé dans ce type d’émission une fois élu.
Et ce club du Gridiron, fondé en 1885, est un monument de snobisme. Il compte 65 membres tous représentants cooptés des journaux et media les plus célèbres des USA. Tout le monde vient “black tie”. Ce dîner est “off the record”, mais à peine recomptées les petites cuillères, tout Washington répète ce qui s’y est dit et pouffe des impertinences, rires, rigolades et sujets abordés. Et maintenant, avec le téléphone portable, les images se retrouvent sur YouTube en moins de temps qu’il n’en faut à l’indice Dow Jones pour perdre 300 points. Cela peut aller très loin dans le caustique et la dureté. Mais on est entre soi. Enfin presque. Pamela Anderson, la plantureuse actrice qui a fait carrière en suivant ses seins, comme elle le dit elle-même, est arrivée un jour au bras d’un invité. Schocking? non, branchouille à la manière de la capitale fédérale qui s’ennuie parfois ferme.
Joe Biden est vraiment sympa de se déplacer. Son job de vice-président, c’est ”remplaçant” dans trois cas de figure: 1- la destitution 2- la mort du Président. Et 3-utiliser sa voix au Congrès pour départager en cas d’égalité absolue des votes. C’est pas sur sa fiche de poste de la Constitution d’aller au Gridiron Dinner à la place de… et les organisateurs feraient bien de le traiter comme quelqu’un qui leur rend un immense service plutôt que de tordre le nez sur sa venue. (Lire la suite…)