Obama Vu du Satellite

Articles étiquettés ‘Barack Obama’

Le Professeur en Chef

25 mars 2009 · 2 commentaires

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Barack Obama a donné une conférence de presse, sa deuxième depuis son arrivée à la Maison Blanche.  Près d’une heure pendant laquelle les commentateurs ont trouvé que le brillant orateur avait fait place au professeur, autre rôle dans lequel excelle 44th.

Nouveauté: la liste des journalistes qui pourraient poser des questions lors de la conférence de presse avait été déterminée auparavant. Là encore, le nouveau président innove. Il a pris les questions des journalistes hors des grands média traditionnels. Ebony, un magazine pour un public Africain-Américain, Univision, une télévision mexicaine, Stars & Stripes, le journal des forces armées, ou encore le site Politico, ont fait partie des “élus”. 

La conférence de presse a porté pour l’essentiel sur l’économie et sur le budget. Seules deux questions portaient sur la politique étrangères et aucune sur les guerres d’Irak et d’Afghanistan, alors que les guerres occupaient l’essentiel des rencontres entre les journalistes et George W. Bush.  Lorsqu’un journaliste lui a demandé pourquoi il n’avait pas réagi plus tôt avec colère à l’annonce des bonus que s’étaient attribués les responsables d’A.I.G., le géant de l’assurance au bord de la faillite, Barack Obama a répondu d’une phrase qui a définit sa personnalité: “Il nous a fallu quelques jours parce que je préfère savoir de quoi je parle avant de m’exprimer.” 

Pour suivre cette conférence de presse, cliquez ici.

Catégories : The Prez
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Washington Qui pleure Dimanche, Wall Street Qui Rit Lundi

23 mars 2009 · 2 commentaires

 

treasury1Comme dit la chanson, “What a difference the day makes !”   Crescendo depuis vendredi soir et carrément assourdissants hier dimanche dans les talk shows politiques et dans les éditoriaux du New York Times, qui, pour la première fois, prenait ses distances, les tirs contre Barack Obama et son administration avaient atteint un point de saturation. On allait franchir le mur du son. Rien n’allait plus. On accusait Obama d’avoir manqué de délicatesse lorsque, sur le Tonight Show, il avait comparé son score au bowling avec celui d’un para athlète; de partout venaient les reproches qu’il n’avait pas senti monter la révolte populiste et populaire à propos des $165 millions de bonus versés aux dirigeants de l’ex-géant de l’assurance, A.I.G., au moment où celui-ci se maintenait la tête hors de l’eau grâce aux près de $200 milliards versés par le gouvernement; on réclamait la tête de Tim Geithner. Paul Krugman, le prix Nobel d’Economie et columnist du New York Times, et Thomas Friedman, deux fois Prix Pulitzer du même quotidien, s’en prenaient eux aussi au président. Soudain, celui qui ne pouvait rien faire de mal ne pouvait plus rien faire de bien. Un commentateur comparait même la prestation d’Obama lors de l’émission culte 60 Minutes, sur CBS, à celle de George W. Bush survolant la Nouvelle Orléans au lendemain de l’ouragan qui avait dévasté la ville, et se félicitant du travail accompli par le responsable des secours. 

Lundi, nouveau décor. Soudain, Barack Obama et Tim Geithner présentent les détails de leur plan de stabilisation du système bancaire, et le Dow Jones prend 6% et 497 points. L’annonce de la création d’un fonds qui investira entre 500 milliard et un “trillion” (mille milliards) de dollars pour acheter les avoirs toxiques des banques a boosté l’enthousiasme des financiers. L’enthousiasme était tellement grand à la vue de tout cet argent qui va libérer les banques de ce qui les plombe actuellement, que le cours de l’action de Citigroup, l’un des établissements financiers qui vacille au bord du précipice depuis des mois, a fait un bond à deux chiffres. Certains banquiers prédisaient même que l’économie avait enfin touché le fond et que maintenant s’amorçait la remontée.  

Le monde a la mémoire courte. Dans l’euphorie du moment, on a presque oublié que le 10 février, lorsque le Secrétaire au Trésor, Tim Geithner, avait parlé du plan de sauvetage des banques, mais sans donner de détails, le Dow avait plongé de 380 points.  Il est encore trop tôt pour dire si ce plan, qui fait également appel au financement privé, tels que les hedge funds, réussira aussi bien que ses concepteurs l’affirment, mais les politiques et les financiers ont été surpris de son audace et de l’imagination de ce montage. Hier, le pays était au bord de l’implosion, on sortait les fourches. Aujourd’hui, il exulte. Barack Obama, dont tout le monde connaît ses nerfs de joueur de poker, a raison de garder son calme quand tout le monde vibrionne et s’époumone. Autre changement de marque, celui-là: la prestation de Tim Geithner sur CNBC,  pour expliquer son plan. Il a été remarqué pour son calme, la clarté de ses réponses et surtout leur justesse. Décidément, quelle différence en un jour ! 

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David Axelrod, La Boussole d’Obama

16 mars 2009 · Laisser un commentaire

David Axelrod n’arrive qu’en 4è position dans l’organigramme de la Maison Blanche, mais personne n’exerce une influence aussi importante, et pas seulement à cause de sa proximité géographie du Bureau Oval.  Pas un discours, pas un déplacement, pas une remarque, pas une présentation du président ou de son administration ne se fait sans l’aval de ce Chicagoan.  Après avoir mené toute la stratégie de la campagne de Barack Obama, Axelrod est non seulement le conseiller politique le plus écouté, mais celui qui évite au Président d’être déconnecté du pouls du pays. “Puis-je parler au nom des Américains ?” lance souvent Axelrod lorsque, pendant les réunions des conseillers, il a le sentiment qu’ils réagissent non pas comme des Américains ordinaires, mais comme les habitants d’une île baptisée Washington.  225px-david_axelrod_at_cleveland_democratic_debate
La semaine du senior advisor tourne autour de la réunion du mercredi. Chez lui, à deux pas de la Maison Blanche, ou ailleurs, cette réunion est sur invitation only. A côté du responsable des discours présidentiels, Jon Favreau, ou du porte-parole de la Maison Blanche, Robert Gibbs, on retrouve divers conseillers. C’est là que l’on discute de la manière la plus efficace possible de vendre la politique de 44th. 

Catégories : Ils ont LE Blackberry
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